Le remibrutinib réduit d'environ un tiers le taux de poussées de la sclérose en plaques par rapport au tériflunomide
Deux essais de phase 3 ont montré moins de poussées de sclérose en plaques (SEP) avec le remibrutinib qu'avec le tériflunomide, mais les bénéfices à long terme sur le handicap restent incertains.
Résumé
Un médicament oral, le remibrutinib, a réduit davantage les poussées que le tériflunomide dans deux grands essais portant sur 2 007 adultes atteints de sclérose en plaques récurrente-rémittente. Les participants ont reçu l'un des traitements de façon aléatoire, et ni eux ni les investigateurs ne savaient quel traitement ils recevaient. Sur une durée allant jusqu'à 30 mois, le remibrutinib a diminué le taux de poussées d'environ 35 % dans un essai et de 31 % dans l'autre. Comme les taux de poussées étaient faibles dans les deux groupes, la différence absolue était d'environ quatre poussées de moins pour 100 patients-années. Moins de participants ont arrêté le remibrutinib en raison d'effets indésirables, et les chercheurs n'ont signalé aucun problème de sécurité hépatique. Ces résultats suggèrent une autre option thérapeutique orale potentielle, mais ils ne démontrent pas une meilleure protection contre le handicap durable. Ce résumé s'appuie uniquement sur l'abstract ; les essais ont été financés par le fabricant, et un suivi plus long est nécessaire.
Résumé détaillé
La sclérose en plaques peut perturber la motricité, la vision et l'autonomie au quotidien par des attaques répétées contre le système nerveux. Un traitement oral qui réduit les poussées pourrait aider à contrôler l'activité de la maladie. Deux grands essais suggèrent désormais que le remibrutinib réduit les poussées plus efficacement que le tériflunomide, un traitement oral établi, même si le résumé n'établit pas une meilleure protection contre le handicap durable.
Les chercheurs ont inclus 2 007 adultes âgés de 18 à 55 ans atteints de sclérose en plaques récurrente-rémittente active, dans 407 centres répartis dans 46 pays. Les participants ont été répartis de manière aléatoire pour recevoir soit du remibrutinib deux fois par jour, soit du tériflunomide une fois par jour. Ni les participants ni les investigateurs ne connaissaient les traitements attribués. Les deux essais ont mesuré le nombre de poussées confirmées par patient et par an, sur une durée allant jusqu'à 30 mois.
Dans REMODEL-1, les taux annualisés de poussées étaient de 0,073 avec le remibrutinib et de 0,112 avec le tériflunomide, soit une réduction relative d'environ 35 %. Dans REMODEL-2, les taux étaient de 0,080 contre 0,116, soit une réduction d'environ 31 %. Les deux différences étaient statistiquement significatives. Les différences absolues étaient modestes, équivalant à environ quatre poussées de moins pour 100 patient-années dans chaque essai.
Les effets secondaires fréquents comprenaient les infections respiratoires, la diarrhée et la chute de cheveux. L'arrêt du traitement en raison d'événements indésirables est survenu chez 3,1 % des patients sous remibrutinib contre 5,8 % de ceux sous tériflunomide. La chute de cheveux était également moins fréquente avec le remibrutinib. Les chercheurs n'ont signalé aucun problème de sécurité hépatique, mais cela n'exclut pas des effets nocifs rares ou tardifs. Ces résultats font du remibrutinib une option orale supplémentaire potentielle pour la forme récurrente de la maladie.
Ce résumé repose uniquement sur l'abstract. Les essais ont été financés par Novartis, et plusieurs auteurs étaient des employés de l'entreprise. Les participants de plus de 55 ans et ceux présentant un handicap plus avancé n'étaient pas représentés. L'abstract ne rapporte ni résultats détaillés sur le handicap, ni résultats d'imagerie cérébrale, ni comparaisons avec d'autres traitements hautement efficaces. Les patients doivent discuter de ces résultats avec leur neurologue plutôt que de modifier leur traitement de leur propre initiative. La réduction des poussées est encourageante, mais un suivi plus long est nécessaire pour préciser les bénéfices durables et la sécurité.
Principales conclusions
- Remibrutinib reduced annual relapse rates by approximately 35% in REMODEL-1 and 31% in REMODEL-2 compared with teriflunomide.
- Absolute reductions amounted to roughly four fewer relapses per 100 patient-years in each trial.
- Adverse events led to treatment discontinuation in 3.1% taking remibrutinib versus 5.8% taking teriflunomide.
- Hair loss occurred in 5.8% with remibrutinib versus 13.5% with teriflunomide; researchers reported no liver safety concerns.
- The abstract does not establish improved long-term disability outcomes; discuss treatment implications with a neurologist.
Méthodologie
REMODEL-1 et REMODEL-2 étaient deux essais de phase 3 identiques, randomisés, en double aveugle, en double insu avec placebo (double-dummy), avec comparateur actif, portant sur 2 007 adultes dans 407 centres répartis dans 46 pays. Les participants ont reçu soit du remibrutinib 100 mg deux fois par jour, soit du tériflunomide 14 mg par jour ; le critère d'évaluation principal était le taux annualisé de poussées, évalué chez tous les participants randomisés sur une période allant jusqu'à 30 mois.
Limites de l'étude
Ce résumé repose uniquement sur l'abstract, qui ne fournit pas de résultats détaillés sur le handicap, l'imagerie ni les événements indésirables rares. Les participants étaient âgés de 18 à 55 ans, avec des scores de handicap de 0 à 5,5, ce qui limite la généralisation aux personnes plus âgées et à celles présentant un handicap plus avancé. Novartis a financé les essais, plusieurs auteurs étaient salariés de l'entreprise, et un suivi plus long est nécessaire pour évaluer la durabilité des bénéfices et la sécurité à long terme.
Ce résumé vous a plu ?
Recevez les dernières recherches sur la longévité dans votre boîte de réception chaque semaine.
Saisissez votre e-mail pour vous abonner :
