Un composé de champignon montre des résultats prometteurs contre le cancer colorectal dans une nouvelle étude
Des chercheurs découvrent que la combinaison d'extraits de *Ganoderma lucidum* et de *Sanghuangporus vaninii* pourrait combattre le cancer colorectal via les voies de la vitamine D et Wnt.
Résumé
Des chercheurs chinois ont étudié un extrait composé de deux champignons médicinaux — les spores de *Ganoderma lucidum* (reishi) et le *Sanghuangporus vaninii* — pour ses effets anticancéreux. À l'aide de la pharmacologie des réseaux et de l'analyse de l'expression génique, ils ont constaté que l'extrait éthanolique inhibait significativement la croissance des cellules cancéreuses colorectales, aussi bien en culture cellulaire que sur des modèles animaux. Le composé agissait en ciblant deux voies cellulaires clés : la voie du récepteur à la vitamine D (via CYP24A1) et la signalisation Wnt (via TERT). L'extrait de champignon supprimait la dissémination des cellules cancéreuses, bloquait la division cellulaire et déclenchait la mort cellulaire programmée. Fait notable, l'extrait combiné se révélait plus efficace que chacun des champignons pris séparément, suggérant des effets synergiques entre les deux champignons.
Résumé détaillé
Cette étude explore le potentiel anticancéreux de la combinaison de deux champignons médicinaux traditionnels utilisés en médecine asiatique depuis des siècles. Ces travaux sont importants car le cancer colorectal demeure l'une des principales causes de décès par cancer dans le monde, et les composés naturels offrent des alternatives prometteuses aux traitements conventionnels.
Des chercheurs de l'Université Jiao Tong de Xi'an ont testé huit extraits de champignons différents sur des cellules cancéreuses, et ont constaté que l'extrait éthanolique issu de la combinaison de spores de <em>Ganoderma lucidum</em> et de <em>Sanghuangporus vaninii</em> (GSEE) présentait les effets anticancéreux les plus puissants. Ils ont ensuite affiné leurs travaux pour identifier la fraction à l'acétate d'éthyle (GSEAE) comme le composant le plus actif.
En recourant à des méthodes computationnelles avancées et à l'analyse de l'expression génique, l'équipe a découvert que le GSEAE agit via deux grandes voies cellulaires. Premièrement, il intervient dans la signalisation de la vitamine D en modulant CYP24A1, une enzyme qui dégrade la vitamine D active. Deuxièmement, il cible la voie Wnt par l'intermédiaire de TERT, une protéine impliquée dans l'immortalisation cellulaire. Ces deux voies jouent un rôle crucial dans le développement et la progression du cancer.
Dans des études en laboratoire et sur des modèles animaux, le GSEAE a démontré de multiples effets anticancéreux : il a empêché la propagation des cellules cancéreuses, bloqué leur cycle de croissance et induit une mort cellulaire médiée par les mitochondries. De manière notable, l'extrait combiné s'est révélé plus efficace que chacun des champignons utilisés séparément, ce qui indique des interactions synergiques entre leurs composés bioactifs.
Bien que prometteurs, ces travaux n'en sont qu'à leurs débuts et reposent uniquement sur des études en laboratoire et sur des modèles animaux. Des essais cliniques chez l'être humain seraient nécessaires pour confirmer l'innocuité et l'efficacité avant toute application thérapeutique.
Principales conclusions
- Combined mushroom extract outperformed individual extracts against colorectal cancer cells
- Treatment worked through vitamin D receptor and Wnt signaling pathways
- Extract prevented cancer spread and induced programmed cell death in lab studies
- Ethyl acetate fraction showed strongest anti-tumor activity
- Effects confirmed in both cell culture and animal models
Méthodologie
Les chercheurs ont utilisé des tests MTT pour évaluer la viabilité cellulaire, la méthode Chou-Talalay pour analyser les effets synergiques, et la pharmacologie des réseaux combinée à la transcriptomique pour identifier les mécanismes. Des modèles de culture cellulaire in vitro et des modèles animaux in vivo ont été utilisés pour la validation.
Limites de l'étude
Ce résumé est basé uniquement sur le résumé de l'étude, ce qui limite l'analyse détaillée. L'étude n'a utilisé que des modèles de laboratoire et animaux — des essais cliniques chez l'humain sont nécessaires pour établir l'innocuité et l'efficacité. Les composés bioactifs spécifiques responsables des effets n'ont pas été entièrement caractérisés.
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